Le journal qui retourne le couteau dans l’info

4 décembre 2022

Ainsi se suicident nos étudiants

Ainsi, le grand public pensait que le suicides était l’apanage des personnes fragiles, bipolaires ou traumatiques. Las. En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans. Un étudiant sur cinq avait déjà pensé à abréger. Depuis l’apparition du covid-19, les universités sont plongées dans l’hécatombe. Ils sont des dizaines à répondre à l’appel de la mort. Victimes de dépression ou d’enfermement, plombés par le chômage et les difficultés à payer leurs loyers ou frais de scolarité, ils ont décidé que c’est plus « raisonnables » de mettre un terme à leur vie.

 

Au premier suicidé, un jeune lyonnais, la presse est montée au front, les politiques feignent de découvrir leur mal. De même que Jeanne D’Arc est partie sauver l’honneur, le gouvernement met en place le plan Marshall : des repas à un euro, « 1 jeune, 1 mentor », des « chèques psy », prise en charge par la sécurité sociale. Des milliards d’euros sont censés être versés, pour mettre du baume au cœur des étudiants et stopper l’agonie. Mais le phénomène s’enkyste. Leur nombre est si important qu’on arrive même plus à les compter…

 

Lundi 24 août 2020, un jeune étudiant en informatique se donne la mort. A 25 ans, il s’est défenestré de sa résidence universitaire, sur le campus de la Rochelle. Maël Flegeau-Kihal, étudiant en deuxième année d’architecture à l’ENSA Val-de-Seine, se suicide à la rentré 2020. Mercredi 23 septembre, Doona, 19 ans, met fin à ses jours, en se jetant sous un train. Elle était étudiante en psychologie à l’Université Paul Valéry, Montpellier 3. Le 18 novembre, toujours à Montpellier, un étudiant de 24 ans s’est défenestré du quatrième étage de son appartement. Le 9 janvier 2021, c’est à l’Université de Lyon 3 qu’un élève en master a tenté de se suicider, en se jetant du cinquième étage de son logement. Seulement trois jours plus tard, le 12 janvier 2021, nouvelle tentative à résidence universitaire à Lyon.

 

Ces cas ne sont pas isolés. Ils sont la preuve que le phénomène n’est pas un variant du covid-19. Il est là, présent, violent, depuis longtemps.

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