Passer au contenu principal

Le Correspondant

Investigation Info off Documents Dossiers
Journal d'investigation
Toutes nos enquêtes paraissent le samedi

Haïti, le paradis des tueurs

Mon chauffeur contourne, in extremis, une carcasse de voitures calcinées et échoue dans un dédale des petits chemins. Devant nous, une montagne de tôles ondulées : Cité Soleil, un bidonville de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. C’est là où ces dix derniers jours, 500 personnes ont été blessées et tuées, dans des affrontements entre les gangs, qui contrôlent le quartier.

 

Soudain, un homme nous ordonne de rebrousser chemin, en agitant son flingue. Peut-être un 9mm. Je tente une négociation, il bombe le torse. Le chauffeur s’excuse et lève l’encre. Sur la route, il m’explique : « C’est un jeune gardien, qui a dû être recruté il n’y a pas longtemps par son gang. Il a tout intérêt à faire du zèle pour monter dans l’appareil de sa bande… ».

 

Retour dans le centre de Port-au-Prince. Il est 21 heures, il fait nuit. Les rues sont vides et tristes. Maintenant, le voile noir tombant a balayé les derniers signes de vie dans la cité. Port-au-Prince est seul, avec ses chiens errants et ses tueurs embusqués.

 

Au petit matin, la capitale retrouve

Ce contenu est réservé aux abonnés

Connectez-vous pour le déverrouiller

Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

— Publicité —
Les derniers articles

« On ne découpe pas, on enterre »

À Alger, le débat politique se mène parfois à coups de pelle. Hakim Laâlam, chroniqueur du Soir d’Algérie, vient ainsi d’imaginer le cercueil de Ferhat Mehenni, opposant kabyle exilé en France. Une plaisanterie ? Peut-être. Mais lorsqu’un journaliste enterre son adversaire avant même qu’il soit mort, la satire commence à sentir le cadavre.

Ce ne sont pas des pompiers de métier, mais des volontaires. Le visage noirci par la cendre, épuisés par des jours de lutte, ils continuent d'éteindre les derniers foyers. Dans les coulisses de l'incendie, la solidarité ne connaît pas de répit

Les sentinelles du Haut-Var

Au lendemain des incendies dévastateurs qui ont ravagé le Haut-Var, c’est toute une communauté qui s’est dressée face au feu, loin des projecteurs. Entre les sentinelles surveillant les fumerolles sous les cendres, l’élan spontané des réseaux sociaux et la formidable machine de solidarité menée par les habitants, notre reporter nous plonge au cœur d’une renaissance. Récit poignant

60 000 migrants marocains à l’assaut de Ceuta

En une nuit, 60 000 personnes ont déferlé sur l’enclave espagnole, Ceuta, faisant au moins 34 morts. Une ruée orchestrée via WhatsApp et TikTok, qui nourrit déjà les théories d’une invasion préméditée par Rabat. L’Europe s’embrase, entre renforts militaires et menaces de suspendre l’Espagne de Schengen.

Rabat goudronne pour l’oncle Donald

Après les médailles remises entre camarades de promo et les décorations en toc épinglées à la va-vite, la diplomatie mondiale franchit un nouveau cap dans

Des cendres et des caprices

Pendant que Barjols brûle de rage et de braises, la mairie préfère guerroyer contre la solidarité. Entre ego municipal et amateurs au front, la politique locale montre qu’elle n’a pas besoin d’étincelles pour mettre le feu aux poudres.

— Publicité —

« On ne découpe pas, on enterre »

Aucun commentaire

À Alger, le débat politique se mène parfois à coups de pelle. Hakim Laâlam, chroniqueur du Soir d’Algérie, vient ainsi d’imaginer le cercueil de Ferhat Mehenni, opposant kabyle exilé en France. Une plaisanterie ? Peut-être. Mais lorsqu’un journaliste enterre son adversaire avant même qu’il soit mort, la satire commence à sentir le cadavre.

Lire la suite »