Le Correspondant

Investigation Info off Documents Dossiers
Journal d'investigation
Toutes nos enquêtes paraissent le samedi

Haute tension entre l’Ouganda et les États-Unis

Le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée de l’Ouganda à côté de son père, le président Museveni. Héritier pressenti du pouvoir, formé à l’étranger il est très actif sur les réseaux sociaux
Le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée de l’Ouganda à côté de son père, le président Museveni. Héritier pressenti du pouvoir, formé à l’étranger il est très actif sur les réseaux sociaux

Entre l’Ouganda et les États-Unis, la tension est montée d’un cran après des accusations lancées puis retirées par le chef de l’armée ougandaise. Les tweets du général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, éclairent les fragilités d’un pouvoir post-électoral sous pression et les risques de rupture avec Washington.

 

À Kampala, la diplomatie s’est brièvement exercée à coups de tweets rageurs avant de revenir, penaude, au communiqué d’excuses. En cause : le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée ougandaise, fils du président Yoweri Museveni et héritier officieux d’un pouvoir familial qui s’étire depuis quatre décennies. Un incident de plus dans la séquence post-électorale tendue qui a suivi la présidentielle du 15 janvier 2026, remportée – officiellement – par Museveni avec un score confortable, mais contestée avec vigueur par l’opposition.

 

Le X ougandais

Le 30 janvier, Muhoozi s’est fendu sur X (ex-Twitter) d’une série de messages accusant l’ambassade des États-Unis à Kampala d’avoir aidé Bobi Wine, principal opposant et challenger malheureux du scrutin, à s’enfuir ou à se cacher après un raid militaire contre son domicile de Magere, dans le district de Wakiso. Le général invoquait des « renseignements » non précisés et annonçait, dans la foulée, la suspension de toute coopération militaire avec la représentation américaine, y compris sur le dossier somalien. Au passage, il réglait ses comptes avec des « bureaucrates peu imaginatifs » qui, selon lui, auraient saboté les relations sécuritaires entre les deux pays depuis près de dix ans.

 

La saillie n’a pas survécu longtemps aux réalités diplomatiques. Les messages ont été supprimés, puis suivis d’excuses publiques. Muhoozi a reconnu avoir été « mal informé », assuré avoir parlé avec l’ambassadeur américain et affirmé que la coopération militaire se poursuivrait « comme d’habitude ». L’orage était passé. Du moins en apparence.

 

Attrape-moi si tu peux 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Connectez-vous pour le déverrouiller

Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

l’instant t

VAR : trop net pour être clair

Elle devait mettre fin aux erreurs d’arbitrage. Elle a surtout appris au football à les documenter proprement, à les ralentir, à les disséquer image par image — sans jamais vraiment les corriger. L’épisode Algérie–Argentine du Mondial 2026 en donne une nouvelle illustration : un match validé par écran interposé, contesté par ceux qui restent au bord du cadre.

Faites entrer Rizet

Pour relier deux sujets sans rapport, certains cherchent un pont. Dominique Rizet a préféré l’impasse.

Maâti Monjib, l’histoire en suspens

Historien, universitaire et figure critique du champ intellectuel marocain, Maâti Monjib incarne depuis plusieurs années une trajectoire où l’engagement académique et politique se heurte à une série de procédures judiciaires et de restrictions administratives. Entre suspensions professionnelles, interdictions de déplacement et contentieux financiers contestés, son parcours se transforme en une longue mise en tension entre liberté de recherche et encadrement du pouvoir.

Ghali pioche dans la poche des mioches

Face au trou budgétaire de la Métropole, Samia Ghali a trouvé un gisement inattendu : les enfants et les retraités. Les fraudeurs peuvent dormir tranquilles, les minots et les papys sont appelés à sauver les finances marseillaises.

Accord États-Unis–Iran : une trêve historique aux contours encore flous

Signé à distance le 18 juin 2026 par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian, le protocole d’accord entre Washington et Téhéran ouvre une période de soixante jours de négociations destinée à mettre fin à plusieurs mois de conflit régional. Présenté comme une avancée diplomatique majeure, le texte contient cependant de nombreuses ambiguïtés et laisse en suspens plusieurs dossiers explosifs, du nucléaire iranien à la place d’Israël dans le nouvel équilibre régional.

Roi-Sam à Versailles

Un sommet international a encore été qualifié de “franc succès” par toutes les parties concernées. Ce qui, sous Donald Trump, est généralement la preuve qu’aucun accord n’a survécu plus de dix minutes après les photos officielles

Au Kansas, Allah n’a pas droit de City

Ils avaient invoqué le ciel, défié Messi et débarqué au Kansas avec l’enthousiasme des grands soirs. Les Fennecs ont surtout découvert une vieille vérité du football : les promesses se font avant le match, les comptes se règlent après. Face à une Argentine emmenée par un Lionel Messi en mode contrôle fiscal, l’Algérie a encaissé trois rappels à l’ordre. Et quelques certitudes avec

VAR : trop net pour être clair

Aucun commentaire

Elle devait mettre fin aux erreurs d’arbitrage. Elle a surtout appris au football à les documenter proprement, à les ralentir, à les disséquer image par image — sans jamais vraiment les corriger. L’épisode Algérie–Argentine du Mondial 2026 en donne une nouvelle illustration : un match validé par écran interposé, contesté par ceux qui restent au bord du cadre.

Lire la suite »

Maâti Monjib, l’histoire en suspens

Aucun commentaire

Historien, universitaire et figure critique du champ intellectuel marocain, Maâti Monjib incarne depuis plusieurs années une trajectoire où l’engagement académique et politique se heurte à une série de procédures judiciaires et de restrictions administratives. Entre suspensions professionnelles, interdictions de déplacement et contentieux financiers contestés, son parcours se transforme en une longue mise en tension entre liberté de recherche et encadrement du pouvoir.

Lire la suite »