ENQUETE. Un financier new-yorkais retrouvé mort en prison, des millions de pages d’archives, des présidents, des princes, des ministres et, au milieu du bal, un parfum persistant d’impunité. L’affaire Epstein n’en finit pas d’éclabousser les élites mondiales. En France, on pensait l’affaire américaine. Les archives ont un accent du 16ᵉ.
Bill Clinton, Ehud Barak, Dominique Strauss-Kahn… Quand ce genre de noms se retrouve dans le même dossier, ce n’est plus un fait divers, c’est un bottin mondain annoté par un juge d’instruction. Au centre de la photo de famille, Jeffrey Epstein. Mort en 2019, officiellement suicidé dans sa cellule new-yorkaise. Officiellement, donc. Car si l’homme a disparu, le réseau respire encore très bien.
Epstein ne s’était pas contenté d’amasser des millions et des relations. Il avait mis sur pied un système. Un dispositif d’exploitation sexuelle de mineures aujourd’hui documenté par la justice américaine. Autour de ce noyau criminel gravitait un autre cercle, plus feutré, plus parfumé, composé de responsables politiques, de financiers, d’universitaires, d’artistes, tous ravis de croiser un philanthrope généreux qui prêtait son jet et ouvrait son carnet d’adresses.
Derrière les sourires et les levées de fonds, certains voient un lobbying d’influence qui ne disait pas encore son nom. Le Correspondant y reviendra. Pour l’instant, cap sur la déclinaison française de l’affaire, avec un nom qui a longtemps rimé avec culture et festivals. Jacques Lang.
L’ invité français
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