L’attentat de Sydney a mis en lumière un itinéraire discret du djihad : celui de deux assaillants passés par le sud des Philippines, bastion historique de l’islamisme armé en Asie du Sud-Est. De Mindanao aux plages australiennes, enquête sur un foyer de radicalisation ancien, enraciné dans l’histoire coloniale et désormais connecté au terrorisme global.
L’attentat de Sydney, le 14 décembre 2025, a d’abord été traité comme un choc isolé : une attaque antisémite d’une violence extrême, perpétrée lors d’une célébration juive à Bondi Beach, faisant au moins quinze morts et quarante-deux blessés. Mais très vite, l’enquête a déplacé le regard. La police australienne a établi que les deux assaillants, un père et son fils, avaient séjourné plusieurs semaines aux Philippines, en novembre, dans la région de Davao, au sud de l’île de Mindanao. Un détail qui n’en est pas un. Car Mindanao n’est pas une simple destination périphérique : c’est depuis des décennies l’un des principaux bastions de l’islamisme armé en Asie du Sud-Est, un territoire où les luttes identitaires, la pauvreté chronique et les réseaux djihadistes se sont entremêlés jusqu’à produire un foyer durable de radicalisation.
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