Portugal : Sans papiers, sans recours, sans scrupules.

À deux semaines d’élections anticipées, le gouvernement portugais, en sursis, sort la grosse artillerie électorale : une expulsion massive de sans-papiers, façon nettoyage de printemps. Objectif annoncé : restaurer l’efficacité d’un système migratoire « défaillant ». Objectif réel : offrir un os à ronger à l’extrême droite, avant de plier bagage.

 

Le Portugal a trouvé sa solution pour sortir de la crise politique : virer 18 000 personnes. C’est net, c’est propre, ça fait du chiffre. Samedi 3 mai, à quinze jours des élections législatives anticipées, le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro, a annoncé le plan. Une charrette de 4 500 sans-papiers pour commencer, avec 20 jours pour faire ses valises. Le message est clair : “Merci d’être venu, circulez maintenant.” Façon Air Portugal, classe éco, sans retour.

 

Ce qu’on appelle au pays du fado une stratégie de redressement électoral : quand on n’a plus de majorité au Parlement, on tente de retrouver une majorité dans les urnes, à coups de matraque administrative. Car le gouvernement intérimaire de centre droit, renversé en mars, n’a plus rien à perdre. Ni le pouvoir, ni le sens de la mesure.

 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Connectez-vous pour le déverrouiller

Soutenez une information libre et indépendante


Vos abonnements et dons financent directement notre travail d’enquête. Grâce à vous, Le Correspondant peut rester libre, indépendant et sans compromis.
Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

l’instant t

Bardella, entraîné… au pénal

Visé par une nouvelle plainte pour favoritisme et détournement de fonds publics, le Rassemblement national est accusé d’avoir utilisé l’argent du Parlement européen pour financer

Louis Sarkozy : Roi des gaffes

À 28 ans, Louis Sarkozy transforme la provocation en art. Entre idées farfelues et déclarations explosives, le fils de l’ancien président fait de chaque interview

Gleizes : 10 ans ferme pour un reportage

3 décembre 2025, Tizi Ouzou. Au-dessus du palais de justice flotte un mélange étrange de crachin, de tension et d’arrière-goût diplomatique. C’est ici que se

Martine Vassal : « Notre Dame » du RN

De Macron au RN, Martine Vassal semble prête à tout pour rester dans le jeu politique à Marseille. Entre retournements et affaires judiciaires, la présidente

Candace Owens : du cash et du trash

Elle accuse Brigitte Macron d’être un homme et assure que les Macron veulent sa mort, Candace Owens transforme chaque délire en pluie de dollars.  À quarante