Le Correspondant

Maradona : Les jours où ils l’ont laissé mourir

Dans un tribunal de la banlieue de Buenos Aires, le procès autour de la mort de Diego Maradona vire au scandale d’État intime. Accusations de séquestration, conditions de vie indignes, dérives médicales et révélations sordides sur la relation entre le joueur et sa psychiatre : derrière la chute brutale du dieu du football argentin, se dessine une chronique d’un abandon orchestré, où chacun semble avoir profité de la dépouille vivante d’un homme qu’on disait pourtant intouchable.

 

Il n’était plus qu’un fantôme dans une villa de banlieue. Une légende empaillée, embastillée par ceux-là mêmes qui prétendaient l’aimer. Le procès autour de la mort de Diego Armando Maradona, qui se tient depuis un mois à San Isidro, au nord de Buenos Aires, vire au récit à huis clos d’un lent assassinat par négligence, intérêts croisés et déshumanisation.

 

Mardi 8 avril, c’est une Veronica Ojeda bouleversée qui s’est avancée à la barre. Mère d’un des enfants du Pibe de Oro, elle évoque les derniers mois de son ex-compagnon dans des termes glaçants : « Diego était séquestré. Il avait peur de tout. Quand je partais, il me disait : ‘Emmène-moi’ ». À travers ses larmes, elle dresse le portrait d’un homme prisonnier, littéralement. Verrouillé dans une maison, tenu à l’écart du monde, loin de toute autonomie, lavé de toute volonté. Un exilé dans son propre corps, captif de ceux qui se nourrissaient de sa gloire fanée.

 

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