Près de 600 000 armes ont disparu des inventaires officiels. Fusils d’assaut, missiles portatifs, lunettes de vision nocturne… Certains parleront de pertes liées aux combats, d’autres d’un marché parallèle difficile à cerner. Une chose est sûre : ces équipements se sont volatilisés, et l’inquiétude reste étonnamment mesurée.
On connaissait le brouillard de la guerre. Il faut désormais compter avec le brouillard des inventaires. Selon un rapport de l’ONG suisse Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), près de 600 000 armes livrées à l’Ukraine depuis 2022 ne sont plus traçables. Elles n’ont pas été officiellement détruites, ni confirmées comme capturées. Elles ne sont simplement plus localisables.
Précisons d’emblée ce que ce constat ne dit pas. Il ne s’agit pas d’accuser l’Ukraine d’avoir organisé une revente massive d’armements. Ces armes ne se sont pas évaporées : elles existent toujours, mais leur suivi est défaillant. On ignore où elles se trouvent et, surtout, entre quelles mains.
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