Il y a des histoires qui sentent bon la terre fraîche, le laurier bien taillé et la morale soigneusement ratissée. Et puis il y a celles qui fleurent surtout l’embarras, ce parfum tenace qu’on tente de masquer à coups de déclarations indignées. Celle-ci appartient à la seconde catégorie.
Dans les beaux quartiers de Rueil-Malmaison, loin des discours martiaux sur l’immigration incontrôlée, un jardinier discret entretenait les haies de Jany Le Pen. Rien de bien révolutionnaire : quelques tailles de rosiers, deux ou trois coups de tondeuse, et un soupçon de clandestinité. Car l’homme, 32 ans, n’était pas seulement habile avec un sécateur — il était aussi en situation irrégulière depuis 2017. Un détail, sans doute. Jusqu’à ce que l’administration, moins sensible au charme des massifs fleuris, décide de lui faire prendre l’air… direction le Maroc.
Le voilà donc cueilli, non pas dans un parterre de tulipes, mais dans un centre de rétention de Nanterre. Fin de saison pour le jardinier. Rideau. Ou presque.
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