Le Correspondant

Le jardin secret de Madame Le Pen

Jany Le Pen en 2016

Il y a des histoires qui sentent bon la terre fraîche, le laurier bien taillé et la morale soigneusement ratissée. Et puis il y a celles qui fleurent surtout l’embarras, ce parfum tenace qu’on tente de masquer à coups de déclarations indignées. Celle-ci appartient à la seconde catégorie.

 

Dans les beaux quartiers de Rueil-Malmaison, loin des discours martiaux sur l’immigration incontrôlée, un jardinier discret entretenait les haies de Jany Le Pen. Rien de bien révolutionnaire : quelques tailles de rosiers, deux ou trois coups de tondeuse, et un soupçon de clandestinité. Car l’homme, 32 ans, n’était pas seulement habile avec un sécateur — il était aussi en situation irrégulière depuis 2017. Un détail, sans doute. Jusqu’à ce que l’administration, moins sensible au charme des massifs fleuris, décide de lui faire prendre l’air… direction le Maroc.

 

Le voilà donc cueilli, non pas dans un parterre de tulipes, mais dans un centre de rétention de Nanterre. Fin de saison pour le jardinier. Rideau. Ou presque.

 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Connectez-vous pour le déverrouiller

Soutenez une information libre et indépendante


Vos abonnements et dons financent directement notre travail d’enquête. Grâce à vous, Le Correspondant peut rester libre, indépendant et sans compromis.
Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

l’instant t
Jany Le Pen en 2016

Le jardin secret de Madame Le Pen

Il y a des histoires qui sentent bon la terre fraîche, le laurier bien taillé et la morale soigneusement ratissée. Et puis il y a

Kamel Daoud, Lauréat du Prix Goncourt 2024

Le prix du Goncourt

À Paris, on lui a donné le Goncourt. À Oran, on lui a rendu la monnaie : trois ans ferme. Kamel Daoud paie cash.  

La Première ministre italienne, Giorgia Méloni

Meloni met les robes à l’envers

Giorgia Meloni a peut-être trouvé plus discret que les centres de rétention : transformer les avocats en auxiliaires de la politique migratoire, avec prime à la

Association Territoire Solidaire de Mont de Marsan

Nourrir les invisibles autrement

À Mont-de-Marsan, une association étudiante bouscule les codes de l’aide alimentaire en misant sur le circuit court et le lien humain. Une initiative modeste en

L’AMOUR EST DANS LE PRIME

Un instant, on s’est cru chez Les Z’amours. Puis on a regardé la pendule : 20 heures, pile. Le journal de France 2. Et là, miracle de

Kamel Daoud, Lauréat du Prix Goncourt 2024

Le prix du Goncourt

Aucun commentaire

À Paris, on lui a donné le Goncourt. À Oran, on lui a rendu la monnaie : trois ans ferme. Kamel Daoud paie cash.  …

Lire la suite »