À Paris, on lui a donné le Goncourt. À Oran, on lui a rendu la monnaie : trois ans ferme. Kamel Daoud paie cash.
Il y a des académies qui distribuent des prix. Et d’autres qui distribuent des peines et des mandats d’arrêt. Entre les deux, parfois, il suffit de traverser la Méditerranée.
Kamel Daoud, 55 ans, Goncourt en poche et condamnations en prime, a appris le 21 avril que le tribunal d’Oran venait de lui infliger trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars d’amende. Une somme qui, convertie en mètres carrés parisiens, offre un confort nettement supérieur à celui des établissements pénitentiaires locaux — mais chacun ses priorités immobilières.
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