Tout part d’un fait simple, presque banal dans sa violence sportive : une finale de CAN disputée à Rabat entre le Sénégal et le Maroc, conclue sur le terrain par une victoire sénégalaise 1-0 après prolongation. Un match tendu, disputé jusqu’à l’extrême, marqué par un penalty marocain en fin de rencontre, une interruption temporaire côté sénégalais, puis un retour sur la pelouse, et finalement un scénario renversé dans le jeu lui-même avec un penalty arrêté par Édouard Mendy et un but décisif en prolongation. L’arbitre Jean-Jacques Ndala valide. Le match est terminé. Le trophée est remis.
C’est précisément à partir de ce point final que le recours sénégalais commence réellement. Car la décision contestée de la CAF intervient deux mois plus tard. Elle ne rejoue pas le match, elle le requalifie. Elle s’appuie sur les articles 82, 83 et 84 du règlement de la CAN pour transformer la rencontre en forfait et attribuer une victoire 3-0 au Maroc. Ce décalage entre le terrain et l’administration constitue le cœur du litige.

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