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Le Correspondant

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Châteaudouble, contre vents et Marine

Partout, le Var se serre, se fige, se tend. Le ton monte, les couleurs se fanent, la nuance déserte. Partout, les slogans claquent plus fort que les rires. Partout, les poings se lèvent plus vite que les verres. Partout, ou presque. Sauf ici.

 

Châteaudouble. Trois rues, un clocher, mille mètres d’altitude morale. Une poignée de maisons entre ciel et gorges, mais un monde à part. Pendant que le reste du département se laisse happer par la peur, les raccourcis, les grandes gueules, ici, on murmure encore, on discute, on accueille. Et on fait la fête, oui, mais à l’ancienne : ensemble.

 

Chaque 14 juillet, la mairie ne promet rien. Elle fait mieux : elle fait comme avant.
On tire les tables, on sort les chaises, on ouvre les bras. On ne compte pas les assiettes, ni les âges, ni les accents. Le groupe Groovin envoie ses cuivres dans la douceur du soir. Les voix montent, les plats tournent, les silences se mélangent. Il n’y a pas de tribune. Pas de cordon. Pas de drapeau qui claque pour rien. On parle bas, on vit fort.

 

Quand la nuit s’installe sur les gorges, ce ne sont pas des fusées qui percent le ciel. Ce sont des lampions. Suspendus entre les maisons, comme des promesses. Les corps se balancent, les verres s’entrechoquent. Pas de feu, pas de fracas. Juste cette lumière douce, entre deux volets. Cette joie qui ne fait pas de bruit.

 

Mais ce n’est pas un éclat isolé dans l’été. C’est un fil.
À Châteaudouble, on ne ferme pas les portes après la fête. On les laisse entrouvertes. Chaque semaine, une scène surgit. Là, dans l’ombre d’un escalier. Plus haut, entre deux murs. Jazz, baroque, électro — tout se glisse, rien ne s’impose. Pas une saison, un souffle. Pas une programmation, une présence.
Les sons s’accrochent aux pierres. Les gens s’arrêtent. Ceux d’ici. Ceux d’à côté. Et ceux qu’on ne connaît pas encore. On ne demande pas d’où ils viennent. On leur demande s’ils ont soif. Et s’ils veulent s’asseoir.

 

Car Châteaudouble n’a pas peur d’ouvrir. Il l’a prouvé. En 2018,

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Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

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