Le Maroc a décroché sa place en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en battant le Cameroun 2‑0, un exploit historique pour les Lions de l’Atlas. Mais sur et en dehors du terrain, c’est l’arbitrage qui fait le plus parler : décisions contestées, VAR absente et critiques virulentes jettent une tache bien noire sur la compétition.
Vendredi soir, le Maroc a franchi un cap historique face au Cameroun, mais l’attention s’est rapidement déplacée vers le sifflet. Chaque coup de sifflet semble désormais peser plus que les buts. Pour Grégory Schneider, journaliste à Libération, l’exaspération est totale : « Ce n’est pas la CAN, c’est la Reine des Neiges, c’est un Disney », a-t-il lancé sur L’Équipe du Soir, pointant un arbitrage jugé incohérent et dramatique.
Le match contre le Cameroun n’a pas échappé à la règle : à la 68ᵉ minute, un contact sur l’attaquant camerounais Bryan Mbeumo n’a donné ni penalty ni VAR‑review, déclenchant un tollé médiatique et la critique d’anciens joueurs, dont Samuel Eto’o.
Un changement d’arbitre sur demande du Maroc ?
Quelques jours plus tôt, le match Maroc-Tanzanie avait déjà montré les limites de l’arbitrage. En fin de rencontre, une faute évidente dans la surface tanzanienne n’a pas été sifflée ni revue par la VAR, laissant les supporters et les joueurs dans la frustration. La Tanzanie, éliminée, a vu son rêve s’éteindre non pas sur le terrain, mais dans la tête de l’arbitre, critiqué pour son hésitation.
Le quart de finale contre le Cameroun a ajouté une couche de mystère : l’arbitre finalement désigné n’était pas celui initialement prévu, remplacé seulement la veille du match. Dans un contexte de tensions et de spéculations, cette décision alimente encore davantage le débat sur la partialité et les pressions liées au statut de pays hôte.
Face aux critiques, Walid Regragui a rappelé que ses joueurs méritaient leurs succès sur le terrain et que les rumeurs d’avantage arbitral étaient infondées. Pourtant, pour le public et les observateurs, l’image de cette CAN restera marquée par le sifflet plus que par les buts.
Alors que le Maroc célèbre un exploit historique, la compétition est surtout devenue un feuilleton arbitral. Disney ou pas, le spectacle est là, mais pas celui que l’on attendait. Les Lions de l’Atlas risquent de rester autant célèbres pour leurs buts que pour les polémiques qu’ils laissent derrière eux.






