Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, accuse l’administration Trump et l’ICE de mensonges et d’abus après la mort de Renee Good, tuée par un agent fédéral le 7 janvier. Dans une tribune au New York Times, il critique le déploiement massif de forces fédérales et la stigmatisation des immigrés.
Jacob Frey, maire démocrate de Minneapolis, a publié une tribune exceptionnelle dans The New York Times après la mort de Renee Good, touchée le 7 janvier par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Pour Frey, la version officielle du gouvernement Trump est mensongère et participe à la diabolisation des immigrés et des citoyens qui les soutiennent.
« Le gouvernement veut faire croire que la répression militarisée de l’ICE protège les villes comme Minneapolis. Ce n’est pas le cas », écrit le maire, dénonçant un déploiement massif d’agents fédéraux dans plusieurs villes américaines. Selon lui, cette stratégie a créé un climat de peur et rendu la tragédie de Renee Good évitable.
Frey en première ligne
Jacob Frey, 44 ans, élu maire de Minneapolis en 2017, est diplômé en administration publique et en droit. Membre du Parti démocrate, il s’est fait connaître par sa politique en faveur des droits des minorités, la réforme policière et l’inclusion sociale. Sa tribune s’inscrit dans une trajectoire de critique régulière des interventions fédérales dans la ville, notamment lors des manifestations et des crises de sécurité publique, où il a systématiquement dénoncé ce qu’il considère comme des excès de l’ICE et une militarisation injustifiée de la sécurité urbaine.
Plusieurs municipalités dénoncent déjà l’usage excessif de l’ICE et des interventions militarisées, accusant l’administration Trump d’instrumentaliser la sécurité pour des raisons politiques, au détriment des communautés locales et des immigrés. L’affaire relance le débat national sur le rôle des forces fédérales et sur la manière dont les villes peuvent protéger leurs habitants tout en respectant les droits des immigrés.
Avec cette tribune, Jacob Frey s’impose comme une voix critique contre l’excès de militarisation et la stigmatisation des immigrés. L’affaire Renee Good pourrait devenir un tournant dans le débat sur la politique migratoire américaine et sur le rôle des forces fédérales dans les juridictions locales.






