Passer au contenu principal

Le Correspondant

Investigation Info off Documents Dossiers
Journal d'investigation
Toutes nos enquêtes paraissent le samedi

Mexique : « Père pistolet »

Mexique : « Père pistolet »
Mexique : « Père pistolet »

Mexique. Diocèse de d’Apaztingá, à Michoacán. On est dimanche matin, le ciel est bas, il pleut, il fait froid. Devant le portail verrouillé, les fidèles attendent sous les gouttelettes. Enfin, voilà Père Alfredo Gallegos … venu dégager le passage. Il prend son temps. Regarde. Épie chacune des personnes presentes : un geste soupçonneux, un fidèle inconnu, un étranger… « Point pour impressionner ou soigner une angoisse injustifiée, dira-t-il plus tard, mais pour éviter le pire, devenu notre seconde religion ». A Michoacán, le pire ne vient pas d’un barbu trop pressé de rejoindre les 72 vierges, mais des Chevaliers des Templiers (Los Caballeros Templarios), un cartel de la drogue qui a fait de la région l’épicentre du trafic et de la violence. Ils s’attaquent à tous ceux qui dérangent leur juteuses affaires. Militaires, policiers, hommes de foi… Assassinats, fusillades, règlements de comptes…

C’est à cause de leur méfaits que Monseigneur Gallegos a bousculé toutes les règles de l’église. Lui qui fait honneur à la parole divine, il a décidé de ne plus jamais officier sans son pistolet. Un petit 7,65 soigneusement glissé le long de sa ceinture. Sous les yeux de la Vierge imperturbable. Il lui arrive même d’inviter les journalistes derrière l’autel pour montrer ce qu’il appelle « son trésor » : le vestiaire transformé en petite armurerie, capable de mettre toute une ville à feu et à sang. Mais lorsqu’on lui demande s’il a un permis de port d’armes, il répond avec un vague sourire : « Le regard du Seigneur me suffit ».

Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

— Publicité —
Les derniers articles

« On ne découpe pas, on enterre »

À Alger, le débat politique se mène parfois à coups de pelle. Hakim Laâlam, chroniqueur du Soir d’Algérie, vient ainsi d’imaginer le cercueil de Ferhat Mehenni, opposant kabyle exilé en France. Une plaisanterie ? Peut-être. Mais lorsqu’un journaliste enterre son adversaire avant même qu’il soit mort, la satire commence à sentir le cadavre.

Ce ne sont pas des pompiers de métier, mais des volontaires. Le visage noirci par la cendre, épuisés par des jours de lutte, ils continuent d'éteindre les derniers foyers. Dans les coulisses de l'incendie, la solidarité ne connaît pas de répit

Les sentinelles du Haut-Var

Au lendemain des incendies dévastateurs qui ont ravagé le Haut-Var, c’est toute une communauté qui s’est dressée face au feu, loin des projecteurs. Entre les sentinelles surveillant les fumerolles sous les cendres, l’élan spontané des réseaux sociaux et la formidable machine de solidarité menée par les habitants, notre reporter nous plonge au cœur d’une renaissance. Récit poignant

60 000 migrants marocains à l’assaut de Ceuta

En une nuit, 60 000 personnes ont déferlé sur l’enclave espagnole, Ceuta, faisant au moins 34 morts. Une ruée orchestrée via WhatsApp et TikTok, qui nourrit déjà les théories d’une invasion préméditée par Rabat. L’Europe s’embrase, entre renforts militaires et menaces de suspendre l’Espagne de Schengen.

Rabat goudronne pour l’oncle Donald

Après les médailles remises entre camarades de promo et les décorations en toc épinglées à la va-vite, la diplomatie mondiale franchit un nouveau cap dans

Des cendres et des caprices

Pendant que Barjols brûle de rage et de braises, la mairie préfère guerroyer contre la solidarité. Entre ego municipal et amateurs au front, la politique locale montre qu’elle n’a pas besoin d’étincelles pour mettre le feu aux poudres.

Tunisie : « Dégage ! » — le retour d’un slogan

Convocation musclée de l’ambassadrice de France, manifestations à Tunis pour l’anniversaire du « coup de force » de 2021, dépendance croissante à l’Algérie : cinq ans après avoir concentré les pouvoirs, le président tunisien fait face à une contestation persistante et à des signes d’essoufflement, sans qu’un basculement paraisse imminent

— Publicité —

« On ne découpe pas, on enterre »

Aucun commentaire

À Alger, le débat politique se mène parfois à coups de pelle. Hakim Laâlam, chroniqueur du Soir d’Algérie, vient ainsi d’imaginer le cercueil de Ferhat Mehenni, opposant kabyle exilé en France. Une plaisanterie ? Peut-être. Mais lorsqu’un journaliste enterre son adversaire avant même qu’il soit mort, la satire commence à sentir le cadavre.

Lire la suite »
Ce ne sont pas des pompiers de métier, mais des volontaires. Le visage noirci par la cendre, épuisés par des jours de lutte, ils continuent d'éteindre les derniers foyers. Dans les coulisses de l'incendie, la solidarité ne connaît pas de répit

Les sentinelles du Haut-Var

Aucun commentaire

Au lendemain des incendies dévastateurs qui ont ravagé le Haut-Var, c’est toute une communauté qui s’est dressée face au feu, loin des projecteurs. Entre les sentinelles surveillant les fumerolles sous les cendres, l’élan spontané des réseaux sociaux et la formidable machine de solidarité menée par les habitants, notre reporter nous plonge au cœur d’une renaissance. Récit poignant

Lire la suite »