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Rachline : 10 000 euros pour le style, un sursis pour le mandat

French far-right party Front National (FN) senator, Mayor of Frejus and FN presidential candidate Marine Le Pen's campaign director, David Rachline, looks on before a campaign a rally for Le Pen, in La Bazoche-Gouet, on April 3, 2017. / AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER

À Fréjus, ville où les palmiers frémissent sous le vent et où la corruption pousse plus vite que les fleurs sur les ronds-points, David Rachline a reçu ce mardi la note salée de 10 000 euros ferme pour prise illégale d’intérêt. Jugé à Draguignan, le maire, 37 ans et déjà en quête d’un troisième mandat, voit son aura au sein du Rassemblement national fondre comme neige au soleil, sous le feu des accusations de magouilles municipales qui parsèment sa gestion comme des coquilles de noix sur la plage.

 

Le procureur, dans un élan de bonté toute administrative, a suggéré que l’inéligibilité, peine complémentaire automatique en cas de condamnation, soit limitée à un an, voire avec sursis et sans exécution provisoire. De quoi garder Rachline dans le jeu électoral, pour le plus grand plaisir de ses électeurs… ou du moins de ceux qui n’ont pas lu Les Rapaces. La décision tombera le 27 janvier à 8 h 45, histoire de réveiller la ville avant les municipales de mars.

 

Le dossier ? Une saga digne d’un feuilleton d’été : ses nominations à la tête de Fréjus Aménagement et de Gestion du port de Fréjus, sociétés d’économie mixte, lui ont permis de glisser environ 1 000 euros supplémentaires par mois dans sa poche. Comment ? En restant tranquillement dans l’hémicycle lors des votes du conseil municipal, souvent à main levée, comme si le hasard ou la transparence suffisaient à blanchir la manœuvre.

 

« Je n’ai jamais voulu faire de pression particulière », a déclaré Rachline, confiant dans la bonne volonté du directeur des services municipaux pour lui signaler quand quitter la salle. Tout est public, martèle-t-il, l’air innocent, oubliant de préciser que les billets supplémentaires, eux, étaient bien privés.

 

L’affaire avait éclaté en décembre 2023 après la sortie de Les Rapaces, livre de la journaliste Camille Vigogne Le Coat qui dénonçait une gestion municipale plus prédateur que protectrice. À l’époque, le maire affichait sa « profonde sérénité », qualifiant les accusations de « pures inventions » provenant d’anciens collaborateurs éconduits et d’opposants politiques. Une sérénité qui, avec l’aube du jugement, pourrait bientôt se transformer en migraine électorale… mais au moins, avec style.

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Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

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