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Var : Le feu franchit une nouvelle ligne

Point de milieu de journée — lundi 27 juillet 2026

La situation reste extrêmement tendue sur le front du Gros Bessillon en ce début d’après-midi. Selon le point de la préfecture du Var actualisé à 11h00, le feu n’est toujours pas fixé, même si la surface brûlée est restée stable sur les dernières heures — une stabilisation jugée précaire, obtenue grâce à une mobilisation exceptionnelle des secours et des armées. Le feu n’a pas progressé pendant la nuit, mais trois foyers demeurent actifs sur les communes de Correns, Châteauvert et Barjols, dans une journée classée à haut risque.

Météo : aucun répit en vue
Le mistral persistant, des températures élevées et une hygrométrie très basse forment un cocktail dangereux, propice à des reprises et à une propagation rapide des flammes. Les moyens aériens ont été engagés dès le lever du jour pour traiter les lisières avant la hausse des températures et le retour attendu du mistral en après-midi. La lutte s’annonce longue.

Routes : quelques réouvertures, mais tout reste précaire
Nouveauté de la mi-journée : certains axes ont pu rouvrir — la RD560 entre Barjols et le carrefour avec la D13 à Pontevès, la RD22 entre Montfort-sur-Argens et Cotignac, ainsi qu’une portion de la RD554 entre Barjols et Tavernes. Mais la préfecture prévient que ces réouvertures sont réversibles : selon l’évolution du feu cet après-midi, ces routes pourraient être refermées sans préavis. Les autres axes coupés hier (RD35, RD34, RD45) et les aires fermées sur l’A8/A57 restent a priori en vigueur, sauf nouvelle communication.

Populations : premiers retours autorisés
Bonne nouvelle partielle pour les évacués : les habitants de Brue-Auriac, ainsi que des quartiers des Carmes et des Gavottes à Barjols, ont été autorisés à regagner leur domicile dès dimanche soir, tout comme le cœur du village de Barjols et les quartiers des Laus et des Camps, où le confinement a été levé. Les mesures d’évacuation restent en revanche maintenues pour les autres secteurs à risque.

Varages : la piste criminelle se précise
L’enquête sur les trois départs de feu suspects de dimanche soir progresse : l’incendie a parcouru environ un hectare de forêt, et les autorités qualifient ces départs d’« inadmissibles », une enquête étant menée par la gendarmerie nationale sous l’autorité du procureur de Draguignan.

Dispositif engagé
Près de 1 000 sapeurs-pompiers et environ 300 engins restent mobilisés sur le terrain, avec l’appui de 50 gendarmes et 60 militaires, dont une station mobile de ravitaillement en carburant. Au total, 200 km de lisières restent à traiter compte tenu de l’étendue et des directions changeantes du feu, selon la préfecture.

Massifs toujours fermés
Tous les massifs forestiers du Var restent fermés ce lundi.

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Lundi 27 juillet, matin :  Selon le dernier point de la préfecture du Var, le feu n’est toujours pas fixé, bien que la surface brûlée soit restée stable au cours des dernières heures. Cette accalmie reste précaire : un mistral persistant, des températures élevées et un taux d’humidité très bas font craindre de nouvelles reprises dans la journée.

Par mesure de précaution, plusieurs aires de repos sur les autoroutes A8 et A57 sont fermées ce lundi. De nombreuses routes départementales restent coupées à la circulation : RD35, RD560, RD34, RD45, RD554 et RD22, sur les secteurs de Varages, Brue-Auriac, Barjols, Bras, Châteauvert, Correns, Le Val, Cotignac et Montfort-sur-Argens. Tous les massifs forestiers du Var restent fermés ce lundi, malgré les orages qui ont touché le département samedi.

Varages : le feu fixé, une enquête ouverte pour les départs volontaires

Les trois départs de feu signalés dimanche soir vers 20h05 au nord de Varages sont désormais fixés. L’incendie principal avait détruit environ un hectare de végétation ; une trentaine de pompiers restait mobilisée sur place dans la nuit pour sécuriser la zone. Le préfet du Var, Simon Babre, a dénoncé sur les réseaux sociaux des mises à feu volontaires, qu’il qualifie d’actes inadmissibles et passibles de poursuites pénales ; une enquête a été confiée à la gendarmerie nationale sous l’autorité du procureur de la République de Draguignan.

Point de situation dimanche soir sur le Gros Bessillon

Dimanche, l’incendie parti de Pontevès mardi midi avait franchi la barre des 4 500 hectares, touchant les communes de Pontevès, Cotignac, Barjols, Brue-Auriac, Châteauvert et Correns. Plusieurs reprises actives avaient mobilisé l’essentiel des moyens sur quatre zones critiques : à l’ouest de Barjols, au sud du Petit Bessillon à Pontevès, au secteur de Saint-Andrieu à Correns, ainsi que sur le plateau du vallon de la Puade, également à Correns. Environ 2 000 habitants demeuraient évacués en fin de journée dimanche.

Dispositif de secours

Pour coordonner les opérations, le centre opérationnel départemental (COD) de la préfecture et le centre opérationnel d’incendie et de secours (CODIS) du SDIS ont été renforcés par quatre postes de commandement avancés déployés sur le terrain : un PC opérationnel à Pontevès et trois PC de secteur à Cotignac, Barjols et Montfort-sur-Argens. Plus de 1 000 sapeurs-pompiers, environ 291 véhicules et des moyens aériens (hélicoptères bombardiers d’eau et Canadair) restent engagés, ces derniers étant partagés avec les feux en cours en Nouvelle-Aquitaine (Gironde, Landes).

Rappel des faits depuis le 21 juillet

L’incendie du Gros Bessillon, parti de Pontevès le mardi 21 juillet, a détruit deux maisons et endommagé dix-sept autres lors d’une reprise par l’arrière survenue dans la nuit de samedi à dimanche. Depuis le début de l’épisode, plus de 3 000 personnes ont été évacuées au total sur l’ensemble du bassin de l’incendie, et douze communes ont activé au moins un centre de regroupement, notamment à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Des coupures d’électricité ont également été signalées par endroits.

Sur le terrain, des agriculteurs alimentent en eau les piscines mobiles installées autour de la zone, l’armée a mis en place un ravitaillement en carburant pour les engins de secours et héberge des colonnes de renfort, la gendarmerie participe aux évacuations quartier par quartier, et des habitants font la navette avec leur propre véhicule pour apporter de l’eau au front.

Article mis à jour au fil des points de situation de la préfecture du Var.

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