À sept ans, paraît-il, les couples se séparent. Nous, on a choisi de larguer notre vieux site. Voilà, c’est dit.
Le Correspondant fête aujourd’hui ses sept ans d’existence et, pour l’occasion, s’est offert une sérieuse cure de jouvence. Notre ancienne version commençait à accuser le poids des années. Elle avait son charme, certes. Un charme un peu artisanal, un peu brut, un peu comme ces cafés où l’on colle encore les affiches à la main et où la carte change plus vite que le mobilier.
Mais à force, ce côté « fait maison » ne rendait plus justice à ce que nous faisons. Le contenu avait grandi. Le site, un peu moins.
Alors nous avons refait la baraque.
Ce qui change
Un site plus clair, plus rapide, plus lisible. Une navigation enfin digne de ce nom, y compris sur mobile — oui, nous avons fini par régler ce foutu bazar.
Les enquêtes, les portraits, les analyses et les reportages sont désormais mieux mis en valeur. On respire davantage. On trouve plus vite. Et même ceux qui confondent habituellement une barre de recherche avec un élément décoratif devraient s’en sortir.
Nous en profitons pour renforcer plusieurs rubriques qui nous tiennent à cœur :
- Les Casiers
- Les Off
- Les Pendules à l’heure
- Le Monde tel qu’il va mal… mais aussi celui qui va bien, ou presque
Bref : c’est plus propre. Plus fluide. Plus professionnel.
Et rassurez-vous : nous avons soigneusement évité de devenir ennuyeux.
Dans ce nouveau numéro
Puisque vous êtes là, autant vous donner une raison de rester.
Vous trouverez quelques pépites : Jean Messiha qui découvre Jean Messiha, exercice de dédoublement dont même les miroirs finissent par demander une pause ; quelques messes basses venues de Beauvau, où les confidences circulent souvent plus vite que les démentis officiels ; et un portrait tout en tension et en retenue d’Anna Politkovskaïa, journaliste russe qui a documenté les crimes de la guerre en Tchétchénie, défié le pouvoir de Vladimir Poutine et en a payé le prix le plus lourd.
Quant aux nouvelles enquêtes, il faudra patienter un peu. Désormais, elles paraîtront chaque samedi. Une enquête sérieuse ne se fait pas à la vitesse d’un fil d’actualité. Elle demande du temps, des vérifications, et une certaine obstination que les algorithmes ne comprennent pas toujours.
Ce qui ne change pas
Le ton.
Nous restons mal élevés. Nous continuerons à appeler un chat un chat, une magouille une magouille, et un pouvoir qui s’agite un pouvoir qui s’inquiète. Notre indépendance reste totale. Pas de publicité qui oriente la ligne. Juste ce qu’il faut. Pas d’actionnaires pour adoucir les angles. Pas de tutelle politique, explicite ou discrète.
Et surtout, nous continuons à faire ce pour quoi Le Correspondant existe : enquêter, vérifier, recouper, publier. Mettre les documents là où certains auraient préféré qu’ils restent bien au chaud.
Sept ans déjà
Beaucoup ne misaient pas un centime sur nous. On nous a promis la fin rapide, le pain sec, puis l’oubli. Raté. Sept ans d’enquêtes, de reportages, de dossiers parfois repris bien au-delà de nos frontières, et de quelques sueurs froides chez ceux qui préfèrent le silence aux questions.
L’enfant a grandi.
Et il n’a pas l’intention de devenir sage.
Et maintenant ?
Si vous n’êtes pas encore abonné(e), c’est peut-être le moment.
Chaque abonnement finance du temps d’enquête, des déplacements, des documents, des sources à protéger et des nuits trop courtes. Pas de superflu. Pas de façade. Juste du journalisme.
Le nouveau site est en ligne. Allez-y, fouillez, comparez, lisez. Et dites-nous ce que vous en pensez. Même si c’est pour critiquer la police. On encaisse. Comme toujours. Nous restons les mêmes emmerdeurs. Mais mieux habillés.
Et fidèles à une seule devise : retourner le couteau dans l’info.





