Il l’a osé. Et il l’a dit sur un plateau de télévision, ce qui, en France, est devenu une discipline olympique à part entière.
Invité à commenter le meurtre de la jeune Lyhanna sur BFMTV, le spécialiste police-justice Dominique Rizet s’est lancé dans une démonstration dont lui seul semble connaître le plan.
Parti des pédocriminels, il a bifurqué vers la prison, avant de prendre une sortie inattendue vers l’islam et les « copains musulmans ». Un itinéraire intellectuel qui ferait passer un GPS défaillant pour un modèle de rigueur scientifique.
Tout commence pourtant classiquement.
Rizet décrit les pédocriminels comme des êtres « odieux », « abjects » et « à vomir ». Jusque-là, difficile de trouver beaucoup d’opposition dans le pays, hormis peut-être dans quelques assemblées générales de criminels récidivistes. Puis l’expert de BFMTV décide de pousser plus loin l’analyse et explique que certains pédocriminels, une fois derrière les barreaux, chercheraient à se protéger en se convertissant à l’islam.
Selon lui, ils bénéficieraient alors de la protection de leurs « frères » ou de leurs « copains musulmans ». En quelques secondes, le consultant a réussi l’exploit de réunir dans la même phrase pédocriminalité, conversion religieuse, fraternité musulmane et sociologie carcérale.
Une performance qui devrait lui valoir une convocation immédiate chez le juge d’instruction pour recel de hors-sujet.






