Passer au contenu principal

Le Correspondant

Investigation Info off Documents Dossiers
Journal d'investigation
Toutes nos enquêtes paraissent le samedi

LES TROIS VIES SAUVÉES DE VERSAILLES

Si la Révolution de 1789 s’est voulue une table rase, son monument le plus ostentatoire a survécu grâce à une suite de miracles historiques qui forcent l’admiration. Versailles, symbole absolu d’une royauté triomphante, aurait dû finir en carrière de pierres gratuite pour entrepreneurs du bâtiment ou en friche agricole. S’il a tenu debout, ce n’est pas par nostalgie réactionnaire, mais par une formidable intelligence collective capable de réinventer les symboles.

Le 6 octobre 1789, sous la pression d’une foule parisienne armée et affamée, la famille royale quitte définitivement Versailles pour s’installer aux Tuileries. En quelques heures, le cœur politique du royaume s’arrête. Les courtisans s’enfuient, les ministères déménagent, et le château géant, conçu pour loger près de 10 000 personnes, se fige dans un silence de cathédrale.

Tranchant avec les fantasmes d’une destruction immédiate par la foule, le domaine est d’abord placé sous la protection de la Garde nationale. Mais le gouvernement révolutionnaire fait face à une urgence financière absolue. La solution ? Liquider l’Ancien Régime à l’encan.

La grande braderie de la République

Entre août 1793 et août 1794, Versailles devient le théâtre de la plus grande vente aux enchères de l’histoire humaine. Près de 17 000 lots sont dispersés : commodes en marqueterie signées Riesener, porcelaines de Sèvres, argenterie royale, draps de soie et même les bassines en cuivre des cuisines. Tout ce qui n’est pas d’une utilité immédiate pour la nation est vendu pour renflouer les caisses de la République en guerre.

Ce contenu est réservé aux abonnés

Connectez-vous pour le déverrouiller

Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

— Publicité —
Les derniers articles
Les orphelins d’Ochberg, photographiés en Europe de l’Est en 1921, peu avant leur départ pour l’Afrique du Sud.

L’odyssée des Orphelins d’Ochberg

Historien des droits de l’homme, Michel Levine retrace, ici, avec précision et sensibilité, l’une des pages les plus émouvantes de l’histoire juive sud-africaine : l’odyssée d’Isaac Ochberg, homme d’affaires du Cap d’origine ukrainienne, qui, en 1921, partit seul à travers l’Europe orientale dévastée pour sauver près de deux cents orphelins juifs. À travers ce récit documenté, l’auteur redonne vie à « Daddy Ochberg » et à ces enfants arrachés aux pogroms, à la famine et à la guerre civile, avant de trouver refuge en Afrique du Sud.

Extradition de Ayoub Aissiou, demandée par Tebboune et refusée par l'Espagne

Tebboune se prend la tarte catalane

Madrid met un terme aux rêveries judiciaires de Abd El Madjid Tebboune. Bâclé à la va-vite pour faire taire l’ex-patron de chaîne, Ayoub Aissiou, le

— Publicité —
Les orphelins d’Ochberg, photographiés en Europe de l’Est en 1921, peu avant leur départ pour l’Afrique du Sud.

L’odyssée des Orphelins d’Ochberg

Aucun commentaire

Historien des droits de l’homme, Michel Levine retrace, ici, avec précision et sensibilité, l’une des pages les plus émouvantes de l’histoire juive sud-africaine : l’odyssée d’Isaac Ochberg, homme d’affaires du Cap d’origine ukrainienne, qui, en 1921, partit seul à travers l’Europe orientale dévastée pour sauver près de deux cents orphelins juifs. À travers ce récit documenté, l’auteur redonne vie à « Daddy Ochberg » et à ces enfants arrachés aux pogroms, à la famine et à la guerre civile, avant de trouver refuge en Afrique du Sud.

Lire la suite »