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DMLA : une révolution française pour rendre la vue

La médecine française vient peut-être d’écrire une page d’histoire. Des chercheurs de l’Inserm, de la Sorbonne Université, du CNRS et des hôpitaux parisiens Rothschild et Quinze-Vingts ont mis au point un dispositif capable de restaurer partiellement la vue chez plus de 80 % des patients atteints de DMLA sèche, une maladie jusqu’ici incurable.

 

Cette affection, qui détruit la zone centrale de la rétine et prive les patients de leur vision centrale, touche plus d’un million de personnes en France. Le système mis au point, baptisé Prima, associe un implant sous-rétinien à des lunettes à réalité augmentée. Ces lunettes captent l’image de l’environnement, améliorent contraste et luminosité, puis la convertissent en signaux lumineux transmis à l’implant, qui agit comme des photorécepteurs artificiels.

 

Les résultats de l’essai clinique, publiés dans le New England Journal of Medicine, sont spectaculaires : parmi les 38 participants, âgés en moyenne de 79 ans, 81 % ont amélioré leur acuité visuelle et ont pu lire davantage de lettres sur les tableaux de vision standard. Plus de 84 % affirment aujourd’hui pouvoir lire des mots, chiffres et lettres chez eux.

 

Les chercheurs reconnaissent quelques effets secondaires — décollements de rétine, hausse de la pression oculaire — mais 95 % de ces complications ont été résolues. “Le bénéfice s’est révélé bien supérieur aux effets indésirables”, souligne le professeur José-Alain Sahel, co-auteur de l’étude.

 

Une avancée majeure, made in France, qui pourrait bien redonner espoir à ceux que la DMLA condamnait à l’obscurité.

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