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Khelif : Kremlev cogne encore – un peu à côté

Imane Khelif, championne olymique au J.O de Paris 2024
Imane Khelif, championne olymique au J.O de Paris 2024

Le patron de l’IBA, Umar Kremlev, sort les gants dans son dernier communiqué : attaque frontale contre le CIO, mise en avant du cas Imane Khelif, et alignement assumé sur Trump. Il cogne fort, large… et parfois un peu à côté

 

« Il est temps de protéger nos athlètes féminines » : le refrain claque comme un slogan de campagne. Et pour être sûr qu’il porte, Umar Kremlev y ajoute l’inévitable couplet sur la fin des “tergiversations”. L’homme dit aimer l’équité. Il assure défendre la justice. Mais désormais, il affectionne surtout les citations qui tranchent — quitte à emprunter ses certitudes à Donald Trump. Il le cite, l’invoque, l’érige en oracles. Les femmes seraient en danger ? Imane Khelif serait transgenre ? Donald l’a dit, donc le doute est interdit. Le président de l’Association internationale de boxe accroche ainsi son wagon à la locomotive trumpienne, et jette à pleines pelletées du charbon idéologique dans la chaudière.

 

La « droite » extrême de Kremlev

Dans un communiqué publié, jour et date soigneusement estampillés, sur le site de l’IBA, Kremlev ressert un plat qu’il connaît par cœur. Un ragoût idéologique réchauffé mille fois ces dernières années : les règles de la boxe mondiale seraient floues, l’indécision insupportable, le sport féminin en danger de mort administrative. La solution ? Simple, martelée, définitive : définir le genre noir sur blanc dans les règlements, instaurer des tests lors des compétitions, et interdire les athlètes transgenres dans les catégories féminines. Point final.

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