Le Correspondant

Investigation Info off Documents Dossiers
Journal d'investigation
Toutes nos enquêtes paraissent le samedi

Ferhat Mehenni, accusé d' »usurpation d’identité »

Ferhat Mehenni accusé par le CMA
Ferhat Mehenni accusé par le CMA

Est-ce la nouvelle reconversion de Ferhat Mehenni, chanteur devenu Président du MAK ( Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie ) : se grimer en faux militant du Congrès mondial Amazigh (CMA) pour percoler ses aimables litotes devant les instances internationales ? C’est ce que dénonce la présidence du CMA, qui vient de se fendre d’une déclaration au vitriol contre le Président du MAK. Il l’accuse d’avoir  » usurpé l’identité  » de l’organisation, pour tenir le crachoir lors de son intervention à l’ONU, ce 19 Avril 2024. Pis. Il dénonce le risque d’aggraver la situation juridique de sa co-présidente, Kamira Nait Sid,   Communiqué.

 

 » Lors de l’intervention de M. Ferhat Mhenni à la 23ème session de l’instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones à New York le 19 avril 2024, il a entamé son allocution par les propos suivants :  » Cette intervention est d’autant plus importante alors que la co-présidente de notre ONG, le Congrès Mondial Amazigh, est actuellement incarcérée pour son engagement indéfectible à promouvoir et défendre les droits des peuples autochtones en général, et le droit à l’autodétermination du peuple kabyle en particulier « .

 

Cet événement a suscité de vifs débats et une attention particulière, en même temps que certaines interrogations au sein de la communauté amazighe. En réponse à cette déclaration de M. Ferhat Mehenni dans les circonstances d’un événement organisé par les Nations Unies, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) tient à clarifier sa position devant les institutions et l’opinion publique nationales, régionales et internationales, en rappelant les points suivants :

 

1. En premier lieu, le CMA réaffirme avec vigueur sa totale indépendance vis-à-vis de toute organisation politique, nationale, régionale ou internationale. Tout comme il dénonce toute tentative d’ingérence ou immixtion dans son travail, sa mission et ses activités. Il condamne et se démarque de toute action et manœuvre politiciennes prise en dehors de ses instances internes incarnées par la co-présidence et le Bureau mondial, qui restent les seules habilitées à représenter notre ONG et corrélativement à s’exprimer en son nom.

 

2. A aucun moment les instances du CMA n’ont mandaté M. Ferhat Mhenni à parler au nom du Congrès Mondial Amazigh. Qu’il l’ait cité dans son allocution n’engage que sa personne et ses mandants. 3. Il est à souligner que Madame Kamira Nait Sid n’a jamais mandaté M. Mhenni, ni pour la représenter, non plus pour évoquer sa situation lors de son intervention aux Nations-Unies. Aussi les propos de M. Ferhat Mhenni n’engagent que sa personne et en aucun cas Mme NAIT SID.

 

3- Il est à souligner que Madame Kamira Nait Sid n’a jamais mandaté M.  Mhenni, ni pour la représenter, non plus pour évoquer sa situation lors de son intervention aux Nations-Unies. Aussi les propos de M. Ferhat Mhenni n’engagent que sa personne et en aucun cas Mme NAIT SID.

 

Concernant les engagements, les objectifs et la ligne de conduite du CMA, il convient de rappeler que :
1- Le CMA est une organisation dédiée à la défense des droits des amazighs en tant que peuple autochtone d’Afrique du Nord, dans le
cadre universel des droits de l’Homme et conformément aux normes internationalement reconnues. Il est une organisation libre, indépendante et non partisane, sans affiliation à aucun agenda d’Etat ou de parti politique.
2- Le CMA est entièrement dévoué à la cause amazighe, aux droits  afférents, à leur protection, sur l’ensemble de la terre de Tamazgha élargi à sa diaspora, qui s’étend sur plus de 10 pays d’Afrique du Nord.
3- Le CMA demeure l’organisation consacrée, depuis sa fondation en 1995, pour unir les Amazighs dans la défense de leur identité, des
  démocratiques, de la laïcité et de leurs droits entiers et indivisibles en tant que peuple autochtone en Tamazgha/Afrique du Nord.
4- Nous, coprésident et coprésidente, en plein accord avec le Bureau Mondial, appelons à rester vigilants et mobilisés pour préserver l’indépendance et l’intégrité du CMA, sa cohésion face à toute tentative d’ingérence, de récupération politique ou de déviation de sa ligne stratégique.
5- Concernant notre Présidente, fervente et courageuse défenseure des droits de l’Homme, des droits des femmes, des droits des Amazighs et des Peuples autochtones en général, le CMA condamne fermement l’incarcération arbitraire et injuste de notre co-présidente, Madame Kamira NAIT SID, depuis le 24 août 2021 et appelle à sa libération immédiate et sans condition.
Plus largement, le CMA renouvelle sa solidarité avec tous les militants universels des droits de l’Homme et tous les Peuples opprimés dans lemonde, ainsi que son attachement à la paix et à la fraternité entre les Peuples. »
Fait à Paris, le 28 avril 2024
Pour le Bureau mondial,
M. Khalid ZERRARI
Co-Président du CMA
Leco en image

Full Moon

Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

Suivez-nous

l’instant t

Jérôme Barella, côté cour, côté jardin

Son nom est désormais installé au cœur de la rubrique des faits divers. Jérôme Barella est le suspect numéro un dans l’enquête sur la mort de Lyhanna, 11 ans. Avant la disparition de la fillette puis la découverte de son corps, rien, en apparence, ne semblait annoncer une telle bascule : un homme de famille, un parcours salarié dans le monde agricole, une vie locale sans aspérité visible. Tout paraît ordinaire, sauf ce qui est caché

Lyhanna : le populisme anti-judiciaire

Dans le Gers, la disparition puis la mort de Lyhanna, onze ans, met au jour une succession de défaillances judiciaires et administratives. Derrière le drame, le profil d’un suspect déjà visé par de multiples signalements jamais réellement traités et un système de protection de l’enfance et de la justice sous tension.

Gérald Darmanin lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux magistrats, au palais de justice de Bordeaux, le 21 février

Darmanin découvre la justice

Alors que la mort d’une fillette de onze ans dans le Gers embrase le débat public, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, choisit d’en découdre avec la magistrature. Derrière la légitime émotion collective, une instrumentalisation politique s’est mise en marche, qui s’inscrit dans une tendance de fond : le populisme anti-judiciaire, désormais banalisé jusqu’aux plus hautes sphères de l’État.

Plus propre, mais toujours mal élevée

Sept ans d’enquêtes, de reportages, de coups de griffe et de nuits trop courtes. Pour l’occasion, Le Correspondant s’est offert une nouvelle gueule. Plus propre, plus lisible, plus moderne. Mais qu’on se rassure : sous le costume neuf, le sale caractère est toujours là.

Anna Politkovskaïa, journaliste russe d’investigation assassinée à Moscou en 2006.

Anna Politkovskaïa : La conscience supprimée de la Russie

Le film Words of War (2025), récemment diffusé sur Canal+, n’est pas seulement un biopic de plus sur une journaliste courageuse. C’est un rappel brutal, presque inconfortable, de ce que la Russie a produit — et broyé — de plus précieux : une voix qui refusait de se taire. Réalisé par James Strong, avec Maxine Peake dans le rôle d’Anna Politkovskaïa, le long-métrage suit la trajectoire d’une femme qui, au lieu d’observer la guerre de loin, a choisi d’y entrer. Et d’y rester.

Le Premier ministre par intérim du Kosovo, Albin Kurti, vote lors des élections législatives anticipées à Pristina, Kosovo, le 7 juin 2026.

Kosovo : Un dimanche sans fin

Ce 7 juin, les Kosovars ont voté. Comme le 28 décembre. Comme le 9 février avant ça. Même bureau de vote, même bulletin, presque même résultat. Dehors, le soleil de juin. Dedans, le même blocage.

Jean Messiha découvre Jean Messiha

Jean Messiha ne découvre pas seulement qu’il a hébergé pendant deux ans 42 000 euros destinés aux familles des victimes d’Incarville. Il découvre aussi qu’il rejoint, malgré lui, ce petit club très fermé que les brigades financières connaissent bien : celui où l’on explique toujours que l’argent est arrivé sans prévenir.

Jérôme Barella, côté cour, côté jardin

Aucun commentaire

Son nom est désormais installé au cœur de la rubrique des faits divers. Jérôme Barella est le suspect numéro un dans l’enquête sur la mort de Lyhanna, 11 ans. Avant la disparition de la fillette puis la découverte de son corps, rien, en apparence, ne semblait annoncer une telle bascule : un homme de famille, un parcours salarié dans le monde agricole, une vie locale sans aspérité visible. Tout paraît ordinaire, sauf ce qui est caché

Lire la suite »

Lyhanna : le populisme anti-judiciaire

Aucun commentaire

Dans le Gers, la disparition puis la mort de Lyhanna, onze ans, met au jour une succession de défaillances judiciaires et administratives. Derrière le drame, le profil d’un suspect déjà visé par de multiples signalements jamais réellement traités et un système de protection de l’enfance et de la justice sous tension.

Lire la suite »
Gérald Darmanin lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux magistrats, au palais de justice de Bordeaux, le 21 février

Darmanin découvre la justice

Aucun commentaire

Alors que la mort d’une fillette de onze ans dans le Gers embrase le débat public, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, choisit d’en découdre avec la magistrature. Derrière la légitime émotion collective, une instrumentalisation politique s’est mise en marche, qui s’inscrit dans une tendance de fond : le populisme anti-judiciaire, désormais banalisé jusqu’aux plus hautes sphères de l’État.

Lire la suite »