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Alger-Moscou : Vol au dessus d’un nid de cocus

Alger fait du cabotage aérien pour son tuteur moscovite et se prend les pales dans le tapis de l’Otan.

Il y a les pays neutres, les pays non-alignés, et puis il y a l’Algérie, qui a manifestement décidé de réinventer le concept du « transport humanitaire » à grand renfort de kérosène militaire.

Jusqu’ici, le locataire du palais d’El Mouradia jouait les fayots discrets dans l’ombre de son tuteur du Kremlin. Un chèque par-ci, un contrat d’armement bien gras par-là, et un grand sourire de façade pour les Européens venus mendier du gaz. Mais visiblement, la routine s’ennuyait. Selon les confidences des fins limiers du site polonais Defence24, Alger a décidé de passer la vitesse supérieure : du rôle de paillasson passif, la voilà promue au rang de hub aérien de la contrebande géopolitique.

Quand un Hercules se prend pour le Père Noël

L’histoire commence le 6 octobre 2026. Un magnifique appareil de transport militaire algérien — un Lockheed C-130H Hercules — quitte la base de Boufarik. Destination officielle ? Moscou. Destination officieuse ? Les grands chantiers de la guerre hybride de Vladimir Poutine.

Le problème, c’est que pour aller de l’Algérie à la Russie sans demander la permission aux voisins, c’est compliqué. L’oiseau a donc décidé d’aller faire du tourisme en survolant l’Europe de l’Est, notamment le ciel polonais, traversant le pays le 6 octobre 2026 à 14h15. Et c’est là que ça coince. Un avion militaire qui traverse des milliers de kilomètres au-dessus d’un continent en guerre ouverte contre Moscou pour aller livrer… quoi ? Des dattes ? Du couscous en conserve ?

Du côté de la version officielle algérienne, c’est « Rien à voir, circulez, et si vous n’êtes pas contents, prouvez-le ! ». Pris la main dans le sac à biscuits, les pontes d’Alger et leur ambassadeur à Varsovie hurlent à l’intox, mettant au défi les mauvaises langues d’aller renifler le contenu de la soute scellée par l’armée.

Pour la version polonaise, en pleine langue de bois diplomatique, Varsovie a timidement confirmé que l’avion avait bien ses petits papillons d’autorisation et que, juré-craché, aucune matière dangereuse n’avait été déclarée sur la facture. Quant à la réalité des faits, personne n’est dupe. Un coucou militaire qui fait des ronds dans le ciel de l’Otan pour ravitailler la machine à broyer ukrainienne ne transporte pas des cartes postales.

Coucou aux cocus

Évidemment, quand la supercherie explose en vol, la réaction ne se fait pas attendre. Plutôt que de s’expliquer sur la présence de ses avions de chasse logistiques dans les arrière-cuisines du Kremlin, la machine de propagande algérienne s’est lancée dans son sport national : l’art de la diversion tous azimuts.

Sur la piste marocaine, c’est bien connu, si un avion algérien se pose à Moscou avec des pièces louches, c’est un complot ourdi par Rabat depuis Marrakech.Sur la piste néocoloniale, ce sont les méchants journalistes français et l’Otan qui en veulent à la pureté immaculée de la révolution algérienne.

Quant au complot judéo-atlantiste, les fins limiers du site polonais Defence24 qui ont balancé l’affaire sont accusés d’avoir des accointances avec l’industrie de défense israélienne. Bingo, le tiercé de la paranoïa est complet.

Le pot aux roses et aux pruneaux

Pendant qu’Alger exige des « preuves matérielles irréfutables » — tout en verrouillant ses casernes à double tour et en interdisant au moindre inspecteur international d’approcher un tarmac —, le vernis de la neutralité a fini par s’écailler.

Le bilan de l’opération ? Une diplomatie du double jeu prise en flagrant délit de service après-vente pour Poutine, un ambassadeur qui sue à grosses gouttes à Varsovie, et une vérité qui plane à 10 000 mètres d’altitude, portée par des réacteurs russes entretenus à frais de prince.

La prochaine fois, pour faire plus discret, ils essayeront le pigeon voyageur.

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Borderline est une émission du Correspondant, présentée par Tristan Delus. Cette fois, il vous emmène en mer de Chine, à la découverte de l’une des fêtes les plus folles du monde, pour la pleine lune : la Full Moon Party. Chaque mois, ils sont des milliers à s’y rendre, ils viennent de France, d’Amérique ou du Moyen Orient. Avec une seule règle : s’éclater jusqu’au lever du jour. Et sans modération !

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